
Archives de l’auteur : frederic teillard
2 octobre
un jour se dépeupler se
seul retrouver au lit de
sa pensée s’entendre
par son nom
s’appeler partir
À quatre mains

28 septembre
| et les corps
dans leur pâleur de vers donnèrent tout ce qu’ils savaient de poésie les âmes des deux amants comme des poissons la mer |
enlever le verbe à sa pauvreté |
Heureusement les transports, en commun

27 septembre
tout en courbes
en pleins et creux
était alors la chair de dieu
désormais révolu le temps
des consolations
chaque visage à plat
dans la flaque
du désarroi
Hommage du cadre à ce qui l’excède

25 septembre
tu comme un pansement sur le sommeil collais
qu’ont arraché trois bips électriques et jeté
dans la poubelle vrombissante de pensées
à ces mouches alors en proie tu dis
ne plus que sable je suis
entre l’œil et la paupière
de ma vie
Nature laissée pour morte

22 septembre
se mettre au monde ou s’y jeter
en phrases de la joie vertes ou alenties
de la mélancolie en mots aigus
ou obtus ce pressant souci
au lever du jour la nuit
surprise nue
jamais ne l’oublie
