10 juillet

 

1

 

on compte les points

on va sur la pointe

des pensées le visage

à demi masqué les

ruines étendues

aux lendemains

 

 

 

 

 

 

 

peut-être reste-t-il

un peu d’espoir à tremper

dans la lumière tombée

des feuillages d’été

sur l’humus emperlé de rosée

 

2

 

étales aventures liquides

on n’en voit rien

l’inquiétude est un lac

où sont fichés de l’attente

immobiles de grands hérons

 

 

 

 

 

 

imaginer le futur au moins

le désirer

mais il dépasse à peine

des éboulements

 

3

 

le regard se posait sur le monde et le monde

n’apparaissait plus

nombre grandissant de mots

s’effacèrent

on se convainquit que le sable

était respirable

hospitalier l’inhabitable

on égorgea

par les boyaux obscurs de l’amour

le reste des oiseaux

 

4

 

la lune est levée le soleil

passe le plan de la colère c’est

l’équinoxe de l’incertitude et

grondent les grandes marées

du malheur à rompre

les vieilles digues et noyer

leurs gardiens affolés

au poète restent dans l’inondation

quelques mots de paille pour

étendre au sec un peu de dire

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