1er juin

c’était encore un lundi de la fête des langues

et tu avais parce que toujours

tu t’es senti

au pied de l’arbre de la différence

où chantent des oiseaux dont tu ne connais pas le nom

seul

fait justement ce lundi-là

vœu de silence

et pour te renforcer dans ta résolution

tu avais marché jusqu’au canal de l’Ourq

t’inspirer de son indifférence

aux grimaces de douleur

des joggers

et aux promeneurs qui te demandaient l’heure

tu répondais d’un sourire gracieux

seulement

que les humains feraient mieux

comme Dieu

de manifester leur présence

par l’absence

ce fut ainsi que tu fêtas

sans un mot dire

les langues en ce lundi

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