18 janvier

à Malou

 

te fîmes naître au temps des glaces défaites

des grands feux

des gouvernants sans gouvernail

des mers de larmes de plastiques de noyés

où la dent vorace de l’homme mordait

même au ciel

naître au craquement des peuples

dans le silence aux deux bouts

de l’espérance

déposâmes ta vie joyeux et pleins

de souffles suspendus

sur le versant que craignions

parmi les humains augmentés

d’inhumanité

les bougies des bêtes éteintes

et les arbres pliant

écorce et branchages

te fîmes naître entre sauve

qui peut repliement

résistance allant

dans la paille odorante et dorée de l’allégresse

inquiète de l’amour

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