14 janvier

salut Paris

les platanes de la République effeuillée

les foules des colères souterraines

les impatients dans leur exosquelette de plastique et de verre Securit

les trottinettes montées par d’indomptables individualistes

salut les feux au rouge les sens interdits

salut Paris

la suspension de l’incrédulité devant les policiers armés comme une armée

salut la vallée de l’étrange

la Seine des poètes engloutis

le pouvoir au bout du  bout de la laisse de ses chiens

les yeux avides les bras longs

salut la cancéreuse et l’incertaine à séparer le faux du vrai

salut Paris

un soir d’avril ce qui fléchait ton ciel a pris feu

mais les ponts relient toujours les rives de mémoire et d’oubli

et sur le parvis blond de l’opéra dansent les ballerines en grève

et de Bastille à la Nation la mer

est poissonneuses d’espérances

politiques amoureuses

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