8 décembre

garder aux pieds fourbus des chemins caillouteux

des bas-côtés des routes vrombissantes

des sentiers escarpés des parquets cirés

des champs boueux des vallées enneigées

des sables qui se dérobent des

flâneries

des trottoirs talonnés

garder aux pieds empoussiérés

glacés

trempés

meurtris

foulés

garder le souvenir des pieds charnus de toutes les pensées

qui jamais encore n’ont

marché