9 juillet

le kesa orange qui trempait dans une bassine de métal remplie d’eau de pluie diaprée de traînées savonneuses et où flottaient de brèves feuilles mortes et quelques insectes noyés prenait alors tout le soleil dont j’étais encore capable et, comme un œil, m’invitait à plonger, à rejoindre les deux guêpes et le papillon détrempés, et mon enfant dont j’avais assisté, dans une torpeur impuissante et panique, un peu plus tôt dans la nuit, à la noyade, mon enfant, lequel, lequel de mes mille vies comme des morceaux dispersés dans quelque catastrophe, collision trop lointaine pour souvenir, mais dont chacun gardait trace, ou peut-être seulement désir, ou supposition, d’une vie symphonique, puissante et amoureuse, avant

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